Translate

vendredi 16 janvier 2015

Deux commentaires de l'affiche publicitaire de la société Latécoère : 1ière ligne postale française



Premier Commentaire de
l’affiche Latécoère (1920)

    L’idée d’une ligne aérienne transatlantique consacrée au service postal mais aussi au transport des passagers fait rêver Pierre-Georges Latécoère, fondateur de la société Latécoère en septembre 1917. La ligne Toulouse-Casablanca via l’Espagne ouvre en 1919. Ensuite, le transport est assuré jusqu’en Amérique du sud et au Brésil. Mais c’est le 1er octobre 1919 que le service postal entre la France et le Maroc, de Toulouse à Rabat, est assuré par la société Latécoère. Reliant l’Afrique du nord par l’Espagne depuis Toulouse, la ligne utilise depuis les années 1920 des affiches publicitaires pour promouvoir cette avancée. En effet, l’œuvre étudiée est une affiche publicitaire de 1920, représentant cette ligne aérienne. L’affiche est en papier et mesure 61cm par 46 centimètres et a été réalisée pour des syndicats d’initiatives. C’est donc à travers ce support que l’on verra comment l’idée de liaison, d’union s’est créée entre les hommes à cette époque. D’abord, on étudiera cette nouvelle approche du monde puis on analysera la notion de rassemblement des civilisations.


jeudi 15 janvier 2015

Commentaire de Terre des hommes, II,2, Les camarades (Guillaumet) de Saint-Exupéry



Commentaire –Terre des hommes (1939)
Les camarades partie II, chapitre 2
"Ce que j’ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait" jusqu’à : "C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde".
 Voir le texte intégral ICI

Tout savoir sur l'histoire de l'Aéropostale ICI



       Antoine de Saint-Exupéry, auteur du Petit Prince, grand pilote ayant travaillé aux côtés de Guillaumet et de Mermoz, a publié en 1939 Terre des hommes où il recueille des souvenirs de sa vie d’aviateur à l’Aéropostale. Le texte étudié se trouve au chapitre 2, partie II,  Les Camarades. Il concerne l’un de ses acolytes, Guillaumet, qui, en juin 1930, a marché cinq jours et quatre nuits, à 3500 mètres d’altitude près de la Laguna Diamante, perdu dans la Cordillère des Andes, en plein hiver austral. Son Potez 25 a capoté tandis qu’il tentait de le poser, pris dans une tempête de neige alors qu’il transportait le courrier de Santiago du Chili à Mandoza en Argentine. ll fut récupéré par Saint-Exupéry qui avait sillonné la zone en avion pour le retrouver. On examinera en quoi ce témoignage sur l’aventure de Guillaumet est une leçon de vie. Après avoir analysé l’éloge du pilote et de l’homme, on déterminera en quoi ce destin est une leçon d’humanisme.


mercredi 14 janvier 2015

Terre des hommes, 1939, Antoine de Saint-Exupéry commentaire Partie IV, chapitre 1, L'avion et la planète



Commentaire composé Terre des hommes, 1939,
Antoine de Saint-Exupéry
Partie IV, chapitre 1
Voir le texte intégral ICI

Terre des hommes est un recueil d’essais autobiographiques de Antoine de Saint-Exupéry paru en 1939. Dans son œuvre, l’auteur évoque des événements qui ont marqué sa vie, relatifs à son expérience de pilote professionnel pour la société Latécoère, qui deviendra plus tard l’Aéropostale, compagnie aérienne française basée à Toulouse. Cette œuvre est divisée en huit parties. Dans le premier chapitre de la quatrième partie, L’avion et la planète, Antoine de Saint-Exupéry aborde le changement de la perception du monde grâce à l’avion. Comment l’image trompeuse de la planète est-elle transformée par l’avion ? Nous verrons en premier lieu la fausse image du monde donnée par les routes puis nous nous intéresserons à la vision réelle et objective que permet l’avion.


mardi 13 janvier 2015

Lecture analytique de Terre des hommes, V, Oasis de Antoine de Saint-Exupéry




Commentaire de Terre des hommes, V, Oasis, (1939)
 (épisode des deux jeunes filles)

 de Antoine de Saint-Exupéry

Rencontre insolite au château de San Carlos en Argentine

Château San Carlos partiellement restauré voir ICI

Informations préalables 

            L'épisode raconté par Saint-Exupéry dans Terre des hommes, V, Oasis, (1939) est véridique et le lieu est devenu mythique pour les Argentins. Ils ont restauré partiellement la demeure qui avait été détruite par un incendie et en ont fait un musée à la gloire de l’aviateur. Au moment des faits, en 1929, Saint-Exupéry est chef d'exploitation à l'Aéropostale Argentina. C'est lors d'un trajet postal entre Buenos Aires et Asuncion (Paraguay) qu'il a un incident mécanique qui l'oblige à se poser sur un champ caillouteux en Argentine, près de Concordia. Lui et son mécanicien découvrent la famille française Fuchs-Valon et surtout ses deux filles, Edda et Suzanne, âgées respectivement de neuf et quatorze ans. Elles vivent dans le château San Carlos, avec leurs parents et leur frère. La bâtisse a été construite par un aventurier français riche, qui l’a aménagée dans le style de Louis XV. Le lieu est pourtant déjà bien délabré quand la famille Fuchs-Valon l’habite. Antoine de Saint-Exupéry aura des relations suivies par la suite avec cette famille.

vendredi 9 janvier 2015

La mort de Gavroche, Les Misérables (1862), Hugo : commentaire littéraire





Victor Hugo (1802 - 1885), Les Misérables, partie V, Livre I, 1862 
 « La guerre entre quatre murs », Chapitre XV « Gavroche dehors ».


«  Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l'œil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :
 On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau

Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :
 
Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet :

jeudi 8 janvier 2015

C, Louis ARAGON, Les Yeux d'Elsa, (1942), commentaire littéraire



Le poème "C"

J’ai traversé les ponts de Cé
C’est là que tout a commencé


Une chanson des temps passés
Parle d’un chevalier blessé


D’une rose sur la chaussée
Et d’un corsage délacé


Du château d’un duc insensé
Et des cygnes dans les fossés


De la prairie où vient danser
Une éternelle fiancée


Et j’ai bu comme un lait glacé
Le long lai des gloires faussées


La Loire emporte mes pensées
Avec les voitures versées


Et les armes désamorcées
Et les larmes mal effacées


Ô ma France ô ma délaissée
J’ai traversé les ponts de Cé


C, Louis ARAGON, Les Yeux d'Elsa, (1942)



                                                              Elsa Triolet, épouse d'Aragon