Qui
ne connaît pas la Cathédrale Saint-Lazare à Autun ? Le roman de M.
Morot-Gaudry nous fait revivre avec délice la création des sculptures du tympan
de la cathédrale d'Autun à l'aube du XIIe siècle. C'est l'époque des chanoines
commanditaires qui pressent leurs ouvriers et maîtres maçons, tailleurs de
pierres pour que l’œuvre soit achevée à temps. Juin 1131, le sculpteur
Gislebertus commence à tailler dans la pierre la représentation d'Eve. A qui
ressemblera-t-elle ? Deux visages de femmes occupent son esprit :
celui de la Comtesse Ombeline, une jeune noble mariée au Seigneur des
Grelodots, Bérenger, qui rentre de croisade. Mais celui de Mélisende, jeune
coloriste qui a remplacé son père sur le chantier à la mort de ce dernier, l'obsède aussi.
Quels traits vont jaillir sous le ciseau du sculpteur et donner vie à la pierre
pour l'éternité ? De qui s'inspirera Gislebertus pour sculpter
Adam ? Il ne faut pas commettre de
maladresses, ne pas mécontenter les religieux, ne point heurter leur
sensibilité.
Vous aimez la littérature ? Vous êtes étudiants ? Vous trouverez dans ce blog des commentaires sur le théâtre, la poésie, le roman et l'essai. Mais aussi des dissertations, des écrits d'invention, des critiques littéraires d'oeuvres diverses. Pour les amateurs d'art, vous découvrirez des commentaires de tableaux. Et en plus, on vous propose des méthodes pour réussir vos examens littéraires.
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mardi 7 octobre 2014
L'Ultime Secret du Christ de José Rodrigues dos Santos
L'auteur
de La
Formule de Dieu signe ici un nouveau roman policier s'appuyant sur
une trame historique et scientifique. Le titre accrocheur va intriguer le
lecteur et les démonstrations d'analyses de textes bibliques vont pour le moins
bouleverser nos certitudes et remettre en cause bien des données de la foi
chrétienne. Nos certitudes religieuses ressortent de cette lecture fortement
ébranlées, si ce n'est remises en question
samedi 13 septembre 2014
Dans le jardin de la bête (2012) de Erik Larson
Juin
1933 à Berlin, au Consulat américain un homme est recueilli dans un état de
santé alarmant, écorché vif sur une majeure partie de son corps. Du cou aux
talons, il n'est plus qu'une masse de chair sanguinolente à vif. Messersmith,
un agent consulaire va lui délivrer un nouveau passeport américain et il pourra
s'enfuir aux Etats-Unis avec sa femme. Ces marques de violence étaient l'œuvre
des SA (sections d'assaut) qui
commençaient à semer la terreur dans les villes et à Berlin notamment.
En juin 1933, Théodore Roosevelt,
Président des Etats-Unis, demande à William Dodd, directeur du département
d'histoire à l'université de Chicago, s'il accepte d'être le nouvel Ambassadeur
américain à Berlin. William Dodd n'est pas un diplomate mais un historien,
germanophone et germanophile. Il a fait une partie de ses études à Leipzig. Il
accepte le poste et part accompagné de sa femme
et leurs deux enfants : sa
fille a 24 ans et William-Junior surnommé Bill a 28 ans. W. Dodd est un homme
modeste et entend le rester. Il écrit une œuvre de longue haleine qui
l'occupera jusqu'à la fin de sa vie : « Le vieux Sud. »
Lorsque William Dodd arrive à
Berlin, Adolphe Hitler est chancelier. Le pays vit sous une vague de violence
des SA qui se déchaînent sur les communistes, les Américains, les juifs, les
socialistes en les rouant de coups, les tuant, en toute impunité. W. Dodd ne peut croire à une telle réalité et
pourtant il lui faut bien l'admettre car il la vit au quotidien et la constate
de visu. Les dires de son prédécesseur n'étaient que triste réalité. Il assiste impuissant aux
événements qui se passent dans sa ville, proteste avec véhémence autant qu'il
le peut pour protéger les citoyens américain juifs des mesures de
rétorsion : privation du droit d'exercer leur travail, atteinte à leurs
droits civiques. Certains sont victimes d'agressions physiques. W. Dodd ne
composera jamais avec le régime nazi, refusera toujours d'apparaître dans les
grandes réceptions du Parti national-socialiste. Mais il assistera impuissant à
la montée de la violence destructrice de ce parti et de la fureur d'Hitler
quand les SA voudront se dresser face à lui pour son accession au pouvoir, le
30 juin 1934. C'est « la Nuit de Cristal », Hitler fait arrêter Röhm
à l'hôtel Hanselbauer.
A plusieurs reprises W.Dodd tente
d'alerter les E. Unis sur la nature du régime de Hitler et l'orientation de son
pouvoir mais on ne le prend pas au sérieux. Pour aggraver les choses, sa fille
Martha s'affiche avec R. Diels, le chef de la Gestapo. Elle collectionne les
amants parmi le corps diplomatique. Elle s'éprend d'un espion russe Boris
Vinogradov et s'affiche ouvertement avec lui les derniers mois où elle reste à
Berlin. Elle ira même jusqu'à faire un voyage de plusieurs semaines en Russie
alors que Boris est retenu à Moscou par ses employeurs. W. Dodd est rappelé fin
décembre 1937, il quitta son poste la mort dans l'âme, navré de n'avoir pas
réussi à alerter suffisamment les autorités américaines sur ce qui se tramait
en Allemagne. Le destin de l'histoire était en marche et un homme de bonne foi
ne pouvait seul s'opposer à la folie meurtrière de celui qui se présentait
comme le sauveur de la nation allemande.
Ce livre n'est pas un roman mais se
lit comme un véritable thriller tant l'angoisse est palpable au fur et à mesure
de la montée de la violence des dirigeants. On a peine à croire que la
population allemande se soit laissé aller à cette violence sans rien dire, sans
protester. Nombreux furent-ils à avoir fait les frais de la montée du nazisme,
les communistes, les socialistes, les juifs, les intellectuels humanistes, les
populations minoritaires indésirables. Mais dans ce monde feutré des
ambassades, rares étaient les diplomates qui osaient dire ouvertement ce qu'ils
pensaient de la situation. Leur immunité consulaire leur permettait cependant
certains privilèges. A son retour aux Etats-Unis, en janvier 1938, William Dodd
déclara : « L'humanité se trouve en grand danger mais on dirait
que les gouvernements démocrates ne savent pas comment agir. S'ils ne font rien,
la civilisation occidentale, les libertés religieuses, privées et économiques
seront en grand danger. » (P. 512)
L'histoire
allait malheureusement lui donner raison quelques années plus tard.
mercredi 3 septembre 2014
Le secret du treizième apôtre de Michel Benoît (2006)
Dans
le train express Rome-Paris, un moine, le père Andréï est assassiné, défenestré
mais sa hiérarchie et les hautes autorités ecclésiastiques vont s'employer à
faire classer l'affaire en suicide. Qui était le père Andréï, quelles affaires
traitait-il avec le Saint-Siège qui avait exigé sa présence au Vatican ?
Ce chercheur était sur le point de découvrir un secret s'orientant autour de la
nature du Christ. Jésus était-il simplement un homme comme les autres ou
était-il ce ressuscité qui allait donner à la religion chrétienne cette aura de
mystère dont ont besoin les croyants ? Tout repose sur le témoignage d'un
aimé de Jésus, le 13ème apôtre qui aurait consigné le récit de sa mort et son
enterrement dans un désert par les Esséniens.Jésus ne serait ressuscité d'entre
les morts et toute la théorie de la religion s'effondrerait entraînant ainsi le
chaos dans la foi et l'écroulement du pouvoir spirituel. Il est donc
indispensable d'empêcher que de pareilles assertions se propagent.
Andréï éliminé, le père Nil qui
appartient à la même abbaye des Pays de Loire, l'Abbaye Saint-Martin, reprend
l'enquête de son ami.Tous deux avaient échangé sur le sujet et les conséquences
d'une telle révélation pour l'unité de l'église catholique. C'est à lui
qu'incombe d'identifier le corps du père Andréï et il découvre dans la paume
d'une main de son ami, un petit papier plié avec quelques indications qui
semblaient lui être destinées. A partir de ces éléments, il va poursuivre son
enquête personnelle.
Très vite il est suspecté par le
supérieur de son couvent : à deux reprises sa cellule est fouillée, le mot
explicatif est dérobé, les notes de recherches de Nil sont éparpillées,
déclassées, volées. Puis il est convoqué à Rome au Vatican pour travailler en
collaboration avec un musicien, le Cardinal Leeland, officiellement pour
l'aider dans ses recherches musicales, concernant des chants grégoriens. Autour
de ces deux hommes va s'organiser une véritable traque faite d'écoutes, de
filatures. Il s'agit de savoir où en sont les découvertes de Nil, ce qu'il a
l'intention d'en faire. Ses révélations vont aussi bien à l'encontre du monde
chrétien que du monde musulman, pour des raisons peu éloignées l'une de
l'autre. Les voilà devenus des cibles à abattre.
Parallèlement à cette intrigue qui
se déroule au 20ème siècle, nous retournons en Judée à l'époque de la
crucifixion puis dans les années qui suivirent et nous assistons à la lutte
entre les apôtres pour prendre le pouvoir de l'Eglise et former des groupes de
fidèles. Lente plongée historique dans le combat pour la prise de pouvoir
spirituel en se réclamant du Nazaréen ou Nazôréen.
Certes, il s'agit d'un roman
policier, d'une fiction mais construite autour d'éléments de recherches ayant
existé. Quant à la vérité historique, celle qui évoque les coulisses du
Vatican, je citerai simplement l'auteur : (P.410) « Quant à ce qui
est dit des coulisses du Vatican, ma fréquentation de la Cité sainte me permet
de dire que je suis en-dessous de la réalité. »
(p.368)
« Toute chose ne peut être connue que de l'intérieur. La science n'est que
l'écorce, il faut la franchir pour trouver le cœur, l'aubier de la
connaissance. C'est vrai des minéraux, des plantes, des êtres vivants et c'est
vrai aussi des Evangiles. Les anciens appelaient cette connaissance intérieure
une gnose... La réelle présence de Jésus est si forte qu'elle te relie à tous
mais te sépare aussi de tous. » (édition Albin Michel)
Roman captivant parce qu'il nous
entraîne à la recherche de certains manuscrits de la Mer Morte, nous renvoie à
des connaissances plus ou moins assimilées, nous remet en question. Roman qui
nous ébranle quand nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir de Rome, du
Vatican, dans ce qui se trame pour conserver intacte l'image de Jésus-Christ ressuscité. Leeland
et Nil échapperont-ils à leurs poursuivants alors qu'ils sont eux-mêmes
hébergés par le Vatican, surveillés, espionnés jour et nuit ou presque ?
Ce secret menace-t-il à ce point la chrétienté et son pouvoir temporel pour
qu'il justifie une telle effusion de sang ?
Quels sont donc les véritables enjeux ?
(écrit le
15/03/2013) Josseline G.G.
La nonne et le brigand de Frédérique Deghelt (2011)
Une écriture qui conquiert d'emblée, fine, ciselée, ouvragée, sensuelle, d'une grande délicatesse pour évoquer l'éveil des sentiments amoureux, l'émoi d'un corps qui se donne autant qu'il étreint. Magie des mots, du verbe, de l'évocation des images qu'elle fait surgir dans la musicalité des phrases. Un vrai bonheur, une véritable ivresse à partager. L'histoire est belle, surprenante.
Cette jeune femme Lysange, petite
quarantaine, mariée, mère de deux grands enfants ayant pris leur envol, vit sa
vie de façon très libre.. Un mari de quinze ans son aîné, plus un ami qu'un
amant. Coincée à Londres dans un aéroport, Lysange doit passer une nuit à
l'hôtel, le vol ayant été annulé pour des raisons techniques. Un homme
subissant le même contretemps croise sa trajectoire. Le hasard leur distribue
des chambres contiguës. Toute la nuit Lysange est hantée par le désir de cet
homme qu'elle ne connaît pas. Au petit-déjeuner, à l'hôtel, il s'impose à elle,
s'empare de son sac de voyage pour le transporter dans le car pour l'aéroport,
la précède et lui annonce qu'ils sont en voyage de noces. Et là, surprise, elle
est invitée dans le poste de pilotage à assister au décollage avec son
« mari ». Lysange Kenny est déjà conquise par cet homme. Qui est-il,
ce prédateur aux yeux de loup ? Un reporter-photographe de guerre qui part
couvrir les territoires où éclatent les conflits armés.
Parallèlement à cette rencontre,
l'auteur nous entraîne dans une histoire qui semble n'avoir aucun lien avec la
précédente. Lysange a reçu une lettre d'un certain Tomas Uhlrich, possesseur
d'une cabane en bois dans le sud-ouest, dans les dunes surplombant la mer. Cet
homme désirait regagner le Brésil où il avait passé une grande partie de sa vie
et pourrait confier sa maison à Lysange. Pourquoi elle ? Son père et sa
mère s'étaient rencontrés au Brésil. Anne, sa mère avait perdu son mari, de
quinze ans son aîné puis elle avait perdu Vincent, le frère aîné de Lysange
dans un accident de voiture. Un an après la mort de Vincent, sa mère Anne,
mourait d'un arrêt cardiaque. Lysange était seule au monde. Elle prend contact
avec Tomas, le rencontre en gare de Bordeaux et il la conduit dans sa petite
maison de bois dans les dunes. Chaleureux, accueillant mais réservé, il laisse
traîner un carnet rouge en évidence sur une étagère « Journal de sœur
Madeleine ». Ce sera la lecture de lysange qui va entrer dans l'intimité
d'une jeune nonne de 17 ans , envoyée en Amazonie pour rejoindre une mission et
convoyer des caisses de médicaments. Journal intime où l'on suit pas à pas la lutte de la jeune fille pour ne pas céder
à la tentation d'être séduite par son guide-protecteur, un certain Angel.
Que fait ce cahier ici ?
Pourquoi Tomas le laisse-t-il à la potée de Lysange ? Quel rapport
existe-t-il entre cet homme Tomas et le Brésil ? Pourquoi a-t-il choisi
Lysange pour lui confier sa maison ?
Autant de questions qui trouveront des réponses dans le dénouement de ce
roman à l'intrigue savamment nouée, jamais ennuyeuse. Un véritable régal que
cette prose.
(p.29)"Là où le cœur psalmodie une
prière, je te supplie des yeux d'attendre encore un peu. Ces vagues ne
finissent jamais de passer par-dessus le bastingage. (…) Je suis en terre de
volupté, je ne rêve plus, je suis au-delà. Je n'ouvre pas les yeux. Je te
quitte avant le chemin des fulgurances. " Actes Sud.
mardi 2 septembre 2014
Des fleurs pour Algernon (1966) de Daniel Keyes
Charlie Gordon est un adolescent attardé mental qui a trouvé
un petit travail dans une boulangerie, affecté aux tâches les plus ingrates.
Mais il a une vie sociale même s'il est l'objet des moqueries et plaisanteries
de certains. Dans un centre d'expérimentation médicale, deux docteurs, le
professeur Nemur et le docteur Strauss viennent d'expérimenter sur une souris
blanche Algernon. Après opération sur son cerveau, elle est capable de réaliser
des parcours dans un labyrinthe sans se tromper, en un temps record. Forts de
ce succès, ils décident de tenter l'expérience de l'opération sur un cerveau
humain, celui d'un simple d'esprit, Charlie Gordon. Sa famille accepte, l'ayant
déjà relégué à l'asile Warren pour qu'il ne nuise pas au bon développement de
sa sœur Norma.
L'opération
est un succès et Charlie s'éveille à l'intelligence en un temps qui défie les
lois communes. Il rattrape son retard en lecture, orthographe, devient doué,
surdoué, passe brillamment les tests, les examens. Il écrit des articles dans de
nombreux domaines : mathématique, physique … Toutes les disciplines lui
sont accessibles, il parle couramment sept langues. Mais un jour les facultés
d'Algernon, la petite souris, sa compagne, déclinent. Charlie dans son
intelligence a pressenti les premiers symptômes des défaillances de
l'implantation sur la souris et il a fait le rapprochement avec sa propre vie,
sa propre intelligence. Il sait que ses jours sont comptés, que son potentiel
intellectuel va décroître aussi vite qu'il a grimpé. Va-t-il conserver le
bénéfice de l'apprentissage de la lecture, de ses découvertes ?
Que va
devenir son amour naissant partagé pour Alice Kinnian, sa psychologue ? Il
a découvert le monde des relations humaines, l'orgueil, la cupidité de
certains, l'empathie et l'amour des autres, la pitié et le rejet. Mais il sait
qu'il va régresser à l'image de sa petite souris-cobaye. Alors une course
contre la montre s'engage pour vivre intensément, accomplir ses engagements
avant que ses facultés ne s'éteignent à tout jamais. Y parviendra-t-il ?
Charlie analyse lui-même le processus de dégradation progressive qui va se
produire sur son psychisme et ses facultés intellectuelles qui vont être
soufflées comme une bougie. Sa lucidité nous laisse désarmés à partager sa
détresse, celle de voir s'enfuir l'accès à la connaissance, à l'intelligence,
l'ouverture au monde. Le voilà condamné à rejoindre le monde des non-êtres.
(p.433) « Le stimulus chirurgical auquel nous avons
été tous deux soumis a entraîné une intensification et une accélération de tous
les processus mentaux. Son évolution inattendue que j'ai pris la liberté de
nommer l'effet Algernon-Gordon, est l'extension logique de toute l'accélération
de l'intelligence (…) L'intelligence
artificiellement augmentée se dégrade selon un taux directement proportionnel à
la valeur de l'augmentation. »
Livre
poignant que cette fiction qui permet à un simple d'esprit d'accéder à la
connaissance, à un degré très avancé de culture et de savoir en diverses
disciplines. Pourtant ce savoir, cette science ne seront qu'éphémères car
obtenus par opération chirurgicale et manipulation scientifique. Il n'en faudra
pas plus pour éveiller à la conscience du trésor qu'est l'intelligence et le savoir pour un être humain. Et ce sera
précisément la perte de ces facultés miraculeusement acquises qui rendra plus
poignante la régression de Charlie jusqu'au stade initial.
Pourquoi
lui avoir donné l'illusion de la connaissance pour qu'il retombe dans le néant
d'où il venait ? Cela les chercheurs ne l'avaient pas anticipé.
L'expérience sur la souris Algernon aurait dû susciter plus de prudence et de
recul. Livre riche d'enseignement sur ces êtres qui souffrent dans leur corps
et dans leur esprit. Du fond de leur connaissance enténébrée, surgissent des
moments de lucidité, de clairvoyance. Et même s'ils n'ont pas les mots pour le
dire, les maux dont ils souffrent sont bien réels, coupés des autres, exclus, différents,
rejetés mais si semblables à nous, dans notre solitude d'être humain abandonné
à notre sort. Peut-être ce livre vous permettra-t-il de considérer les
handicapés mentaux comme Charlie avec un peu plus d'humanité. Alors tout ne sera pas perdu.
(écrit le 21/10/2013) Josseline G.G.
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