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mercredi 6 juillet 2016

Metsu, la correspondance amoureuse au XVIIe siècle


Quand écrire et lire une lettre étaient tout un art
 


Metsu, Gabriel, peintre  de genre, néerlandais, (1629-1667),
Homme écrivant une lettre,
huile sur bois (1662-1665),
53 × 40 cm, National Gallery of Ireland, Dublin, (Pendant de Femme lisant une lettre).



Metsu, Gabriel, peintre  de genre, néerlandais, (1629-1667), 
Femme lisant une lettre,
huile sur bois (1662-1665),
53 × 40 cm, National Gallery of Ireland, Dublin, (Pendant de Homme écrivant une lettre).

mardi 5 juillet 2016

Le Baiser de Rodin (1889)


"Le Baiser" de Rodin

Rodin, Auguste (1840 -1917), sculpteur français,

« Le Baiser » (1882-1889), taillé dans le marbre par Jean Turcan,

créé pour l’Exposition universelle de Paris de 1889.

Statue en marbre, 181,5 × 112,5 × 117 cm, musée Rodin, Paris.


La source d’inspiration du sculpteur est « L’Enfer » de « La Divine Comédie », poème de Dante Alighieri (1265-1321). Paolo et Francesca, amants qui lisaient l’histoire de Guenièvre et Lancelot, furent surpris et tués par le mari jaloux de Francesca. Ils furent envoyés aux enfers pour leur adultère. Rodin a placé le livre des exploits de Lancelot dans la main gauche de Paolo. L’artiste avait d’abord intitulé sa statue « Francesca da Rimini », mais suivant les conseils des critiques d’art, il changea le titre afin que le couple devienne universel. Ce qui frappe dans la posture de ce couple nu, assis et enlacé, c’est l’ardeur et la sensualité de cet embrassement des corps qui sont reliés en harmonie des courbes et des gestes. Cette statue est l’expression même du désir et de la félicité des amants. Rodin était fort épris de son élève Camille Claudel au moment où il travaillait à sa sculpture et cela se ressent.

 Auguste Rodin et Camille Claudel

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Anthologie de la poésie amoureuse

lundi 4 juillet 2016

Lotto, Lorenzo, peintre italien, (1480-1556), Vénus et Cupidon, 1526



A la gloire de Vénus

Vénus et Cupidon : un malicieux tableau de mariage où Cupidon urine,
 comme le Manneken-Pis de Bruxelles, sur Vénus,
 à travers la couronne de myrte qu’elle tient à la main droite.




Lotto, Lorenzo, peintre italien, (1480-1556), Vénus et Cupidon,
huile sur toile, 1526, épithalame (tableau de mariage),
92.4 cm × 111.4 cm. Metropolitan Museum of Art, New-York.

Commentaire

Lotto aimait employer des symboles. Coiffée du diadème et du voile blanc des mariées de la Renaissance italienne, Vénus est étendue sur un drap bleu qui exprime la fidélité, la chasteté, la loyauté. Un coquillage, symbole traditionnel de la déesse, est accroché au-dessus de sa tête. Les pétales de rose blanche évoquent la virginité. Le lierre qui s’enroule autour du tronc de l'arbre, derrière la déesse, est l’image de la fidélité conjugale. Elle tient, au bout d’un ruban bleu, une couronne de myrte (parure de mariage) à laquelle est suspendue une cassolette d’encens brûlant : objets traditionnels de la chambre nuptiale. Le geste de Cupidon, en putto ailé qui urine à travers la couronne, est un symbole érotique de fertilité qui ne manque pas d’humour et d’audace. La déesse semble protéger les futurs époux des dangers de l’infidélité, car on aperçoit un bâton et un serpent au tout premier plan.